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(En Français) Les lecteurs de l'arabe ne sont pas tous des cancres

Pour circonscrire l’handicape séculaire de l'épellation orthographique arabe.

Les apprenants et les lecteurs de l’arabe ne sont pas tous et toutes des cancres

 

 

Aperçu de l’histoire d’une tradition orthographique

 

Via l’écriture nabatéenne, l’écriture arabe a hérité du système d’écriture sémitique développé en phénicien. Elle n’en a pas hérité que le principe alphabétique, qui consiste à représenter les milliers de mots d’une langue non pas par des milliers d’idéogrammes (comme en hiéroglyphe égyptien par exemple) mais en décomposant les mots de la langue en un nombre très réduit (entre 20 et 40) de segments sonores constitutifs (b, m, f, t, d, n, l, r, s, z, k, g, etc.) qui n’ont aucun sens  en eux-mêmes mais qui distinguent les mots, et d’associer à chaque segment sonore distinctif (un phonème) un graphème qui le représente à l’écrit et qui peut être réutilisé pour écrire les  autres mots qui en ont en commun, comme par exemple le segment /r/ dans /cri/, /tri/, /rite/, /car/, /bar/, etc. en français. On appel cela un système alphabétique (en opposition au système d’idéogrammes). Ce système est pourtant resté inachevé dans la tradition sémitique en général, puisqu’il ne note des phonèmes d’une langue que ses consonnes, chaque consonne représentant une syllabe dont la voyelle est à deviner.

 

Contrairement à la filière gréco-latine de l’évolution du système alphabétique défectueux phénicien de départ, qui a rajouté les voyelles à ce système de façon intégrée au corps du mot écrit, l’écriture arabe, langue sémitique comme le phénicien, a également hérité du système scriptural de celui-ci l’usage purement syllabique qu’il faisait du système alphabétique qu’il avait découvert et qui n’était en fait qu’un système consonantique. L’usage purement syllabique d’un système alphabétique consiste, pour une langue comme l’arabe, qui a trois voyelles (/a/, /u/, /i/), à représenter, indifféremment à l’écrit, les tranches sonores, [t], [ta], [tu], ou [ti] par exemple, uniquement par la lettre /t/. Cela revient à ne noter que les consonnes et semi-consonnes, chaque consonne pouvant représenter soit la consonne elle-même toute seule, soit la consonne suivie d’une voyelle non notée que le lecteur doit déduire sur la base d’un large éventail d’indices disparates de contexte, qui peuvent parfois faire complètement défaut. Ainsi, en orthographe arabe, comme elle est toujours aujourd’hui, le mot graphique : عـــلــم /ɛlm/, peut être lu comme ce qui suit, que le lecteur doit se débrouiller pour en déduire la verbalisation:

 

I.

عـــلــم /ɛlm/ pour écrire/lire [ɛalam] "drapeau, étendard, sommité",

عـــلــم /ɛlm/  pour écrire/lire [ɛilm] "science",

عـــلــم /ɛlm/ pour écrire/lire [ɛalima] "il a su ; il appris", ou

عـــلــم /ɛlm/ pour lire/écrire [ɛulima] "il est appris".

 ذاك عـلـم عـلـم كبير، عـلـم عنه  قليل، وكثير ما عـلـم به

 (Phrase à plusieurs lectures possibles et aucun indice possible)

 

Ce n’est là qu’un seul type morphologique des dizaines de catégories d’ambigüité graphique, inhérentes à l’orthographe arabe d’hier et d’aujourd’hui; et il en existe encore plus de type lexicale à l’instar du spécimen suivant :

 

II.

 

ذكــر  /dkr/ pour écrire/lire [dikr]    "invocation de Dieu" ou [dakar] "verge, sexe masculin";

 

                                           [dakara] "il a invoqué Dieu"

 

فــرج  /frž/ pour écrire/mire [faraž] "dénouement heureux" ou [farž] "vagin";

 

بـشــر  /bšr/ pour écrire/lire  [bišr]    "joie" ou [bašar] "genre humain";

 

ظــفـر  /Dfr/ pour écrire/lire [Dufr]  "ongle" ou [Dafar] "réussite";

 

                                                 [Dafira] "il a réussi"

 

ولـــذكــر الله أكبر  (/wldkr Allh Akbr/. Coran)

 

الــــذكـــر مفتاح كلّ فـــرج (/Aldkr mftAħ kll frž/)

 

Etc.  

  

 

Pendant les deux premiers siècles de l’hégire (7e et 8e s.), une première tentative de réforme de ce système d’écriture défectueuse a été opérée pour fixer la prononciation du texte coranique. Il y a été fait usage d’une voyellisation marginale par diacritiques, dite naqTu al-‘iɛraab (نَـقْـط الإعراب). On distingue ainsi عَــلـَـمٌ ,عِـلـْـمٌ ,عَـلِـمَ ,عُـلـِمَ pour les mots du groupe I. ci-dessus dans l’ordre par exemple. Ce système n’est pourtant systématiquement retenu, jusqu’à nos jours, que pour le texte de la vulgate coranique. Ailleurs, il est abandonné pour des raisons complémentaires, à la fois de prestige symbolique et de perception en lecture. En fait, c’est un système rudimentaire qui n’a une certaine efficacité qu’au premier stade de l’acquisition de l’habileté de lecture (‘reading skill’), i.e. le stade où l’opération de lecture consiste à épeler les mots écrits, lettre par lettre (مرحلة التهجّي).

Au stade avancé de la perception des formes d’écriture à la Gestalt, i.e. la perception globale des formes  en général (v. Ici), ce système à diacritique devient plutôt un élément gênant, perturbateur et fatigant pour la perception, en plus de ses connotations de prendre le lecteur destinataire pour un débutant; d’où, en fin de compte, son abandon pratique ailleurs que dans le texte coranique dont le scripte ‘rasm’ (رَسْـم) fut fixé depuis la canonisation du codex du muSħaf.

 

L’opération de lecture ‘normale’ actuelle d’un texte arabe

Depuis sa stabilisation dans son état actuel, qui remonte à plus d’un millénaire, la lecture d’un texte arabe selon l’orthographe toujours en vigueur, se fait de la manière suivante, étant donné les caractéristiques détaillées dans le paragraphe précédent:

A part une catégorie minime de mots graphiques (certains déterminants et connecteurs syntaxiques :هذا، هذه، هؤلاء، أولئك، ذلك، بينما، عندما، الخ,  dont la prononciation est univoque abstraction faite du degré d’adhésion aux principes d’une orthographe phonologique (définis plus haht), au niveau de chaque mot de l’énoncé, le lecteur doit s’adonner à un exercice mental multidimensionnel, à la Champollion ou au mode des jeux de mots croisés, pour repérer des indices extra-orthographiques qui lui permettent de décoder la prononciation des mots graphiques générique du type illustré dans les exemple de I ci-dessus. Ces indices font appel à un large éventail de connaissances disparates, puisqu’il y en a:

 

- des indices morphosyntaxiques (marques verbales, marques nominales, règles d’accord, etc.),

- des indices perlocutoires (différents types d’indices de situation),

- des indices sémantiques (des hypothèses anticipatives sur le sens global du texte).

 

Les chances et le degré de réussite de cette activité mentale multidimensionnelle qui accapare et parasite l’attention du lecteur, dépendent en plus - ne serait-ce que pour ce qui est des indices morphosyntaxiques – de ce qui suit :

(i)        le rapport entre la longueur de la phrase et la capacité de la perception global visuelle du lecteur, et

(ii) les hypothèses du lecteur sur les aléas des tournures syntaxiques choisies par le rédacteur du texte (antéposition, postposition, ellipse, apposition, etc.).

 

Parfois, tous les indices possibles réunis, même pour une phrase courte, ne sont d’aucun secours  comme c’est le cas de la courte phrase donnée à la fin de l’exemple I., que nous reproduisons ci-après suivie de seulement trois des différentes façons dont on peut la lire sans qu’il y ait aucun indice qui favorise l’une ou l’autre :

 

ذاك علم علم كبير، علم عنه  قليل، وكثير ما علم به

daaka ɛalamu  ɛilm-in kabiir; ɛalima  ɛanhu lqaliil-u, wa katiir-un maa  ɛalima bih.

"C’est une grande sommité de savoir; peu de gens en connaissent quelque chose, et beaucoup n’en ont pas entendu".

daaka ɛilmu  ɛalam-in kabiir; ɛalima  ɛanhu lqaliil-u, wa katiir-un maa  ɛalima bih.

"C’est là la science d’une grande sommité ; peu de gens en connaissent quelque chose, et beaucoup n’en ont pas entendu".

daaka ɛilmu  ɛalam-in kabiir; ɛulima  ɛanhu lqaliil-u, wa katiir-un maa  ɛalima  bih.

"C’est là la science d’une grande sommité ; peu de choses en est connu, et beaucoup [de gens] n’en ont pas entendu"

Etc.

 

Et si l’ambigüité orthographique de ذكــر /dkr/ de la phrase avant-dernière de l’ensemble II des exemples ci-dessus peut être levée par d’indices relevant du domaine de la foi, ce n’est pas du tous le cas pour le même mot graphique dans la dernière phrase que nous reproduisant ci-après en donnant seulement deux de ses nombreuses lectures possibles (l’ordre dans lequel les lectures sont données est purement arbitraire, si ce n’est certaines prédispositions psychologiques du lecteur):

 

الذكـــر مفتاح كلّ فـــرج  (Aldkr mftAħ kll frž)

 

- addikr-u  miftaaħ-u  kulli faraž "La glorification de Dieu est la clef de tout dénouement heureux"

- addakar-u  miftaaħ-u -u  kulli fa  "La verge est la clef de tout vagin"

 

Les homographes, phonétiquement et donc sémantiquement ambigus, et parfois morphologiquement aussi (nom ou verbe), se chiffrent à des centaines; et les mots concernés sont, dans leur grande majorité des mots d’usage courant. Et le fait que l’homographie affecte aussi bien le rapport Noma-Nomb-, Nomn, (/mlk/ "roi", "pouvoir royal", "propriété", "ange", etc., selon le jeu vocalique) que le rapport d’ambiguïté Nom-Verbe, les chances de désambigüisation par indices morphosyntaxiques (indices nominaux ou verbaux, etc.) sont souvent minces. Encore est-il que l’ambigüité Nom-Verbe peut être soit indépendant (/ħdr/ "prudence", "prendre précaution"), soit doublée d'une autre série d’homographie nominale comme la précédente relative à /mlk/ (ainsi /mlk/ "posséder", "régner", "être en possession de", etc.).

 

Comparaison avec les difficultés d’autres systèmes orthographiques alphabétiques.

On galvaude souvent une prétention qui avance que l’orthographe arabe est une orthographe phonologique. Dans une orthographe phonologique comme l’orthographe espagnole, (i) tous les phonèmes du mot sont notés, (ii) une seule lettre pour un seul phonème, (iii) pas de digraphe ni de polygraphe comme ‘f’ et ‘ph’ pour /f/ en français ou ‘sch’ en allemand, et (iv) pas de lettre sans contrepartie sonore comme dans le mot ‘vingt’ en fr. par exemple). Or, les exemples I et II, donnés plus haut illustrent le fait que l’orthographe arabe déroge au principe fondamental (i) puisqu’il ne note pas les voyelles. Il en est donc bel et bien encore au stade  syllabique, i.e. une consonne écrite pour représenter toute une syllabe dont la voyelle est à deviner par le lecteur.

Les problèmes de cette orthographe n’ont rien à voir, ni en nature, ni de par leur ampleur, avec les difficultés d’autre systèmes orthographiques bien connus qu’on évoque souvent pour justifier la défectuosité incomblable de l’orthographe arabe. Les difficultés de certaines orthographes, telles que les orthographes, française ou anglaise, par exemple (comparées à l’espagnole, qui fait l’objet de réformes périodiques), sont de nature mnémonique (une question du volume de mémoire requis). En français, l’apprenant de la lecture/écriture doit en fait mémoriser, par exemple, trois formes orthographiques différentes, pour trois sens différents, du vocable homophone et polysémique, [vῖ], dans cette langue, à savoir les formes orthographique /vingt/, /vin/ et /vain/. Or, la capacité de la mémoire humaine à reconnaître les formes (les miliers de visages, de logos, d’objets, de formes des mots, etc.) est énorme, et se chiffre à des centaines de milliers. Cela veut dire qu’une fois le stade de l’épellation dépassé dans le processus de l’acquisition de l’habileté à lire, et que le stade de la perception globale des formes à la Gestalt atteint en lecture, il n’y a plus de problème pour la lecture de cette langue comme pour celles de l’anglais : une fois qu’on reconnaît la forme orthographique mémorisée du mot, le sens référentiel de ce mot reste univoque. Ceci n’est pas le cas lorsqu’on reconnaît une forme orthographique en arabe comme /عــلــم/, /ذكــر/, /فرج/, /بــشــر/ ou /ظـفـر/ des exemples I et II ci-dessus en lisant l’arabe. Ici le problème n’est pas d’ordre mnémonique; il est systémique.

 

Conclusion

Il devient ainsi clair que les apprenants et lecteurs de l’arabe ne sont pas tous des cancres. Si tout le monde relève aujourd’hui comme hier avec étonnement le fait qu’un usager de la langue arabe n’arrive jamais, sa vie durant, à lire confortablement, correctement et de façon univoque un texte dont il n’aurait pas fait au préalable une répétition, sans parler de toute sorte de blocage psychopédagogique que l’apprentissage de la lecture de cette langue provoque chez les générations d’apprenants, c’est du côté de cette orthographe figée depuis douze siècles dans son stade syllabique défectueux qu’il faudrait regarder, entre autres.

 

Dans ce sens, il y a un exemple à considérer et à méditer dessus. Depuis déjà la fin du 19e siècle, le "Comité de la Langue Hébraïque", qui en 1953 devient "Académie de la Langue Hébraïque" (présidée actuellement par le marocain, natif de Ksar SSouk, Moshé Bar-Asher), s’est penché sur l’équivalent de cet héritage orthographique dans la tradition écrite de la l’hébreu. Pour cette institution, ainsi que pour d’autres concernées, l’effort pour le renouveau contemporain de la langue d’Eliezer Ben Yehuda ne se limite pas à dresser des listes de mots nouveaux, forgés ou juste approuvés. Il s’étend également à la tâche d’améliorer l’écriture du fond déjà hérité. Le débat continu; mais au moins, il est déjà là depuis des décennies; et parmi les options défendues et appliquées depuis des décennies pour améliorer l’orthographe de cette langue, il y a notamment une option déjà expérimentée par le punique au Nord de l’Afrique plus de deux millénaires auparavant, à savoir l’usage des ‘matres lectionis’ ("les semi-voyelles dites ‘lettres mères’, ألِف، واو، ياء) pour noter les voyelles d’une manière qui les intègrent pleinement au corps du mot, i.e. à la forme globale du mot perçue en lecture ordinaire à la Gestalt. C’est l’option orthographique dite en hébreu moderne ‘ketiv male’ "épellation pleine" (voir Ici). L’une des évolutions diachroniques qui ont favorisé cette option est le fait que, dans son état synchronique actuel, l’hébreu moderne, comme l’arabe marocain, à signaler en passant, ne fait plus d’opposition de quantité vocalique (i.e. voyelles brèves vs. voyelles longues).

 

C’est là une expérience à considérer sérieusement si un jour les esprits deviennent prêts à porter un regard dépassionné et serein sur l’orthographe de l’arabe classique, qui traîne toujours sous son lourd fardeau de tant de représentations mythifiées. C’est à méditer également surtout pour tout projet éventuel d’une qualification de l’arabe marocain, exempt, heureusement pour lui, d’un tel héritage en tant que simple langue profane, et ce dans la perspective de tout projet de lui faire jouer un certain rôle culturel et/ou pédagogique à l’avenir (socialisation, communication, initiation à l’acquisition de l’habilité générale de l’écrit, etc.).

Dans cette dernière éventualité, toute projection dogmatique des représentations graphiques visuelles et mentales de la vielle orthographe arabe classique sur cette langue (l’arabe marocain) ne fera qu’y importer l’héritage défectueux des ambigüités d’origine de cette orthographe, tout en y rajoutant d’autres ambigüités propres à son application à l’arabe marocain qui a développé de nouvelles oppositions morphologiques et lexicales (mɛlləm "artisan" et muɛllim "instituteur" ne peuvent pas être représentés par مــعــلـّـم /mɛllm/). En réadaptant un système ketiv male ("écriture pleine") à la réalité de l’arabe marocain, i.e. en faisant usage des matres lectionis pour noter pleinement les voyelles, cette langue s’écrirait et se lirait le plus aisément du monde en adoptant sans compromis éclectiques une méthode dont voici un spécimen :

 

 

/عمـارة/: "مسافة' ربعة ديال الصبعان"    /عيمارة/ "بيناية مكوّنة من طوابق كثيرة"

/معــلـّـم/: "صنايعي"                           /موعـلـّـيـم/ "مودرّيس"

/شرطة/: "تـشريطة"                           /شورطــة/: "بوليس"

/مسطرة/: "أداة' ديال التسطير"              /مسطارة/ميسطارة/: "خطوات إدارية"

/مثـقّـف/: "مسحور"                           /موثقّـاف/: "اللي حصل على ثاقافة"

/مرتّــب/: "منظـّـم"                             /مورتّاب/: "أجر شهري قارّ"

/مقـدّم/: "مسئول الحومة"                     /موقدّيم/: "اللي كا يقدم شي برنامج"

/عـ'ـرف:/ "تاج الديك"                        /عورف/: "قانون عورفي"

/حركات/: "حملات عسكاريّة"               /حاراكات/: "أصوات الفتحة والضمة والكسرة"

/ميلــكـيّـــة/ "ماتاع خاصّ"                   /مالاكيّة/: "نيظام مالاكي"

 

- Pour le rapport entre arabe marocain et arabe classique, voir Ici (texte en ar. classique.).

- Pour l’aménagement de l’arabe marocain, voir Ici (texte en ar. cllassique.).

- Pour l’application de cette méthode orthographique à l’arabe marocain, voir Ici (text en ar. marocain; sujet de linguistique appliquée); voir également  Ici (en ar. marocain; sujet de la vie courante).

- Pour l’application de cette méthode à l’écriture du berbère en graphie arabe, voir Ici (texte berbère tachelhiyt en graphie arabe).

 

Morale sur le plan de la négociation socioculturelle en matière linguistique

Parce que le véritable pari socioculturel de tout débat sur ce genre de questions se situe à un autre niveau que celui de la simple cogitation pure de l’intelligence au sujet des méthodes pédagogiques les plus adéquates dans l’absolu (voir Ici), les dosages qui consistent à mettre beaucoup plus de petit lait de chamelle dans son vin, ne rendront jamais ce vin halal, tant que ce breuvage du paradis  est proscrit ici-bas. Car, selon la règle-principe des fondements légistes du fiqh des aliments buvables ou comestibles:

a- "Tout ce qui rend ivre est proscrit", et:

b- "Ce dont une grande quantité rend ivre, un tout petit peu en est proscrit".

 

Une autre morale, positive cette fois-ci, est ce hadît du Prophète qui, faisant allusion à la plus haute demeure des huit paradis promis, dite Al-Firdaws, recommande ceci :

"Si vous demandez [à Dieu] d’aller au paradis, demandez le Paradi Al-Firdaws".

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Mohamed Elmedlaoui (linguiste sémitisant et berbérisant)

Institut Universitaire de la Recherche Scientifique

https://orbinah.blog4ever.com/m-elmedlaoui-publications-academiques



31/05/2015
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