OrBinah

(En Français) Suite à l'autodafé du drapeau marocain à Paris par des éléments marocains

على إثر إقدام بعض العناصر المغربية على رفع علمين وإحراق العلم الوطني المغربي بباريس

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قبل أكثر من عقد ونصف، وعلى إثر اعتداءات/تفجيرات الدار البيضاء ثم قيام مجموعة من العناصر بطقوسية إحراق العلم الوطني، بادر مجموعة من عناصر المجتمع المدني بتشكيل جمعية "نداء المواطنة". وقد عممت نداء يحمل نفس الإسم وكان تمهيدا لعقد مؤتمرها التأسيسي الوطني وتشكيل مكتبها بالرباط يوم 15 يناير 2006، الذي انتخب على رأسه أحمد حرزني كاتبا عاما. و في ما يلي نصّ الصيغة العربية للنداء المذكور (التي استطعت العثور عليها) مذيلةً بلائحة أولى من عناصر المجتمع المدني التي وقعت عليه.

والسؤال الذي يفرض نفسه عند قراءة هذا النداء، وهو ما الذي تغير من الظروف التي تشكلت فيها تلك الجمعية التي لم تعمّر كثيرا؟

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Des acteurs de la société marocaine adressent un "appel citoyen" à l'opinion publique nationale

 

Rabat, 12/06/05- Un ensemble d'acteurs politiques, des droits de l'homme et d'universitaires et des sensibilités exerçant dans les domaines de l'information, de l'art et de la vie associative ainsi que des cadres administratifs, ont adressé à l'opinion publique nationale un "appel citoyen" dont voici le texte :

"L'opinion publique marocaine est la cible, depuis un certain temps, de manoeuvres recouvrant différentes formes visant à créer un climat d'instabilité, de suspicion et d'incertitude et tendant à remettre fondamentalement en cause les acquis du pays en matière de transition démocratique et d'édification de l'Etat de droit.

 

Mus par leur volonté commune de défendre les constantes de l'expérience démocratique marocaine, des citoyennes et des citoyens Marocains se sont rassemblés autour de cet appel, qui reste ouvert à tous ceux qui partagent les mêmes valeurs : La transition du Maroc vers la démocratie est le fruit d'un long processus de maturation et de luttes, lui même résultante objective et tangible d'un contrat moral entre les différentes composantes de la société marocaine.

Certains milieux cherchent à compromettre ces acquis. Leur délire a atteint ces derniers jours son paroxysme. A les croire, le Maroc serait au bord du gouffre. Les révoltes se suivraient et d'aucuns parlent même "d'intifada".

 

 L'Etat serait dans une situation de déconfiture avancée, prêt à tomber comme un fruit mûr dans l'escarcelle de certains " sauveurs " qui n'hésitent pas à proposer ouvertement leurs services à une puissance que naguère ils désignaient comme étant le " Grand Satan ".

 

 Nous, citoyens Marocains de différentes sensibilités politiques et de différentes professions, tenons tout d'abord à nous inscrire en faux contre toutes ces allégations directes ou indirectes. Nous témoignons que malgré toutes les difficultés objectives et réelles et les incidents de parcours que peut connaître notre pays, le climat général est somme toute sain et pacifique dans le contexte actuel de transition et d'apprentissage de la démocratie.

 

 Il arrive, certes, que des mouvements de protestation soient réprimés par la force publique. Mais de tels faits se produisent ailleurs aussi, y compris dans les pays les plus démocratiques. Ils demeurent isolés et font généralement l'objet de dénonciations publiques de la part du mouvement des droits de l'homme.

 Le Maroc traverse aujourd'hui l'une des périodes les plus fécondes de son histoire. Il est engagé résolument et en toute confiance dans une dynamique de changement. Cet élan tendant à la recomposition de pans entiers de l'économie et de la société, marocaines, est fondamentalement soutenu par la conjugaison d'efforts de réformes initiées dans le cadre d'un contrat liant la monarchie et les forces vives de la nation.

 

 Dans cet esprit de consolidation des acquis, nous tenons à enregistrer la retenue dont l'Etat a fait montre jusqu'ici face aux excès, voire aux abus dont il fait l'objet, tout en considérant que cela est dû, en premier lieu, à la volonté du Roi Mohammed VI, Sa sagesse et Sa hauteur de vue, surtout qu'il a été lui-même et à maintes reprises directement et ouvertement visé.

Nous comprenons que dans une période de transition telle que celle que traverse le Maroc, bien des frustrations, longtemps contenues, veuillent se libérer, bien des aspirations plus ou moins justifiées veuillent s'exprimer.

L'expérience a plus d'une fois montré qu'une période de transition est aussi une période de recomposition de tous les champs de la vie nationale et une période d'accélération de la circulation des élites nationales et locales. Mais de là à croire que la vocifération, l'excès, le mensonge et la surenchère peuvent être des arguments de promotion, de là à ne pas hésiter à se jouer de l'intégrité territoriale, de la paix civile et de la stabilité politique du pays et à oser "faire de l'œil" à des puissances étrangères, il y a un pas que seuls des irresponsables et des inconscients peuvent franchir.

 

Nous considérons que ces derniers jours, les limites du patriotisme le plus élémentaire, du civisme le plus "basique", de la déontologie la plus intuitive et de la décence la plus simple viennent d'être franchies par certains.

 

La transition démocratique du pays n'est nullement en danger. Encore moins sa stabilité politique ou son unité nationale le seraient-elles. Une nouvelle chance doit donc être accordée à ceux qui aujourd'hui se fourvoient, de retrouver leurs esprits et de rectifier leur conduite.

 

Nous nous adressons directement à eux. Pour leur demander simplement de s'en tenir dorénavant aux règles, écrites et non écrites, de la déontologie et de la simple décence. Et pour ceux d'entre eux qui se targuent de faire de la politique, de se souvenir que dans le monde d'aujourd'hui, la seule politique qui vaille est celle qui mise sur l'union nationale, sur la paix civile, sur le dialogue, sur la démocratie et sur la mobilisation des masses populaires pour le développement.

Toute politique qui parie sur la division, sur le chaos, sur un messianisme d'un autre âge ou sur la démagogie est vouée à l'échec.

 

Pour avoir tous peu ou prou œuvré pour un Maroc indépendant, démocratique, solidaire et uni, nous réitérons ici le droit pour chaque Marocain et chaque Marocaine, ainsi que pour chaque région et chaque localité du Maroc et plus généralement pour toute composante quelle qu'elle soit de l'entité nationale, d'avoir leur place dans l'ensemble national. Mais cette place doit s'acquérir sur la base du mérite, des besoins réels et vérifiables et des possibilités de la nation, qui sont d'ailleurs extensibles par le développement, et non sur la base de la surenchère, du chantage ou de l'intimidation.

 

Aux éléments du Polisario qui ont pensé opportun, dans la conjoncture actuelle, d'appeler "l'élite marocaine" à "relever le défi de la paix", nous répondons : Le Polisario était à l'origine une frange du mouvement démocratique marocain. Les conditions intérieures et extérieures d'alors ont fait qu'il s'est rapidement transformé en simple levier de la politique hégémonique algérienne.

Aujourd'hui, les conditions nationales et internationales ont changé.

Le Maroc envisage dans le cadre de sa transition démocratique une régionalisation authentique où les populations de chaque région auront des prérogatives étendues. Cela offre à toutes les bonnes volontés indépendantes une chance de contribuer à la paix et à la construction. Nous espérons que tout un chacun saisira cette chance.

 

Finalement, nous nous réengageons solennellement à continuer la lutte pour le parachèvement de la transition démocratique de notre pays et l'émergence la plus rapide possible d'un Maroc du droit, de la citoyenneté, de la justice sociale, de la fraternité et de la prospérité.

 

Dans ce cadre, nous compterons toujours parmi les défenseurs de toutes les libertés publiques et notamment de la liberté de la presse. Mais nous considérons qu'il n'y a plus lieu de tolérer des actes de démoralisation de l'opinion publique. Nous rappelons que dans un Etat de droit, il y a des droits mais aussi des obligations qui s'imposent à tous sans distinction aucune. Tout le monde sait qu'au Maroc ces droits ont été obtenus au prix de lourds sacrifices. Partant, nous serons parmi les premiers à réclamer que la loi soit appliquée, sans zèle mais sans laxisme non plus, chaque fois que la loi, qui en l'occurrence inspire la déontologie et s'en renforce, aura été enfreinte ".

 

Ci-après, une liste préliminaire des signataires de cet appel : Contact : Ahmed Herzenni : ahherzenni@menara.ma Les signatures peuvent être envoyées à : appelcitoyen@yahoo.fr.

 

- Abdelaziz El Ouadie, enseignant, Casablanca.

- Abdelghani Amine, cadre, Casablanca.

- Aissaoui Driss, journaliste, Rabat.

- Alami Tayeb, avocat, Casa.

- Alaoui Hassan, journaliste, Rabat.

- Alaoui Moulay Tayeb, architecte, Rabat.

- Asmae El Ouadie, avocate et militante associative, Casablanca.

- Assaoui Mohammed, enseignant, El Jadida.

- Assia El Ouadie, avocate et militante associative, Casablanca.

- Azhar Allal, chercheur, Marrakech.

- Bayya Ahmed, cadre, Rabat.

- Belghzal Abdelmajid, militant des droits de l'homme, Laayoune.

- Belichi Ahmed, militant associatif, Al Huceima.

- Belqasem Hakimi, militant associatif, Rabat

- Benayad Mohammed, cadre, Rabat.

- Benchamache Abdelhakim, enseignant, Rabat.

- Bensmaïl Mhammed, retraité, Marrakech.

- Bouchaara Radia, militante associative, Casablanca.

- Boutayeb Abdeslam, journaliste, Al Huceima.

- Chahid Abderrahim, militant des droits de l'homme, Zagora.

- Chejri Samah, professeur de dentisterie, Casablanca.

- Chichaoui Abdellatif, retraité, Casablanca.

- Chichaoui Fatima, employée, Casablanca.

- Chichaoui Houda, ingénieur, Casablanca.

- Chichaoui Jamal, architecte et militant des droits de l'homme, Rabat.

- Chraibi Saad, cinéaste, Casa.

- Darif Noureddine, militant des droits de l'homme, Smara.

- Douichi Karim, journaliste, Casa.

- El Ouali Taoufiq, ingénieur, Rabat.

- Fassi Fihri Abdel had, chercheur, Rabat.

- Fekkak Rachid, artiste, Ben Ahmed.

- Ghazoui Qasem, agriculteur, Sidi Kacem.

- Guennouni Hassani Jaouad, architecte, Rabat.

- Hannouchi Abderrazak, militant associatif, Rabat.

- Hayyani Bouchta , artiste peintre, Rabat.

- Hayyani Bouchta, artiste, Rabat.

- Herzenni Ahmed, chercheur, Rabat.

- Iraqi Jaouad, directeur de société, Casablanca.

- Jmahri Abdelhamid, journaliste, Casablanca.

- Kaddouri Mostafa, architecte, Rabat.

- Khaled Mossadeq, militant politique, Casablanca.

- Khamlichi Mohamed, militant des droits de l'homme, Al Houceima.

- Kikech, militant des droits de l'homme, Goulmima.

- Koutoubia Hafida, employée, Marrakech.

- Laamari Abdellah, avocat, Casablanca.

- Lak-hal Said, chercheur, Sidi Yahia du Gharb.

- Lhrti Larbi, enseignant, Rabat.

- Mechkouri Rajae, militante associative, Casablanca.

- Elmedlaoui Mohammed, chercheur, Rabat.

- Mohammed Soual, entrepreneur et militant associatif, Casablanca.

- Nachati Ahmed, journaliste, Casa.

- Naciri Khalid, enseignant et militant des droits de l'homme.

- Nadifi Rajaa, enseignant, Rabat.

- Qabbal Maati, cherheur, Paris.

- Qnouch Mohammed, éditeur, Casablanca.

- Rachidi Adil, militant associatif, Al Huceima.

- Rouissi Khadija, militante associative, Rabat.

- Sabir Abdelhaim, enseignant, Kénitra.

- Samira El Hammoumi, avocate, Rabat.

- Saoudi Nour-eddine, enseignant, Casablanca.

- Seghrouchni Omar, ingénieur, Paris.

- Taoufiqi Belaid, enseignant, Casa.

- Tribeq Abdelaziz, cadre, Tétouan.

- Zar'i Mostafa, journaliste, Casa.

Dernière modification 12/06/2005 14:10.



29/10/2019
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